Ultra Trans Aubrac 2018

26 Avr

L’Ultra Trans Aubrac 2018 est une course que j’apprécie beaucoup.

Je l’ai terminée en 2106 dans des conditions météo difficiles mais avec un feeling de dingue (récit ici). A force d’en parler autour de moi, j’y reviens avec un couple d’amis (Christine et Brice) expérimentés dans l’Ultra et qui prépare ensemble la TDS 2018.

Pour cette édition la météo est au beau fixe. Il fait bon dès le départ et il fera chaud toute la course. Même si de nombreux passages boueux vont jalonner le tracé il n’y a rien à voir avec les boue omniprésente de 2016. Le terrain est sec sur 90% du parcours. Enfin presque 😉

Les guêtres sur mes Altra Superior 2.5 ont été hyper efficaces

Sur le papier, cet Ultra n’est pas méchant. Et les 25km du départ sont trompeurs car très faciles. Mais passé le 1er ravito de St Côme d’Olt la face cachée de cette course se dévoile peu à peu.

Stage 1 : Bertholème – St Côme d’Olt

Ma réparation a été bonne. Je peux tenir la distance et le dénivelé sans problème. Au départ je me sens frais et reposé. Le 1er segment de 25km est couru sans aucun effort sous le seuil Maffetone (-10 en moyenne). Je gagne 1 heure vs 2016 sur cette portion. Particularité, de ce départ (expérimentation de ma part), je cours totalement à jeun depuis la veille au soir 20h. Je m’alimente pour la première fois après 2h de course. L’arrêt au ravito sera ultra rapide, juste le temps de recharger en eau mes deux flasks de 600ml. J’ai organisé mon sac pour avoir tout se dont j’ai besoin à disposition jusqu’à mi course sans à avoir besoin de le retirer du dos.

Ambiance au départ

Stage 2 : St Côme d’Olt – Laguiole

La seconde portion de 30km et 1600m D+ en pente continue qui doit m’amener à Laguiole (ravito 2 à mi course) est étrange. Je suis bloqué sur un faux rythme. Je pourrai courir sans difficulté mais la pente me cale au-dessus de Maffetone. Et si je marche en restant sur Maffetone, je suis lent … Je décide (à tord) de courir en contrôlant le cardio pour rester dans une fourchette pas trop haute. Sur cette portion je vais commencé à avoir mal au dos et à chercher plusieurs fois à repositionner mon sac pour gagner en confort. Arrivé à Laguiole, j’ai toujours 1h d’avance sur mon chrono de 2016. Je me pose, réorganise mon sac et repars. Je ne m’occupe pas de mon sac d’allégement avec des changes, creme anti frottement (erreur) ….

Stage 3 : Laguiole – Les Burons d’Aubrac

Le départ de Laguiole est difficile car les 1er kilomètres sont en plein soleil sans la moindre ombre et à 13h. Lorsque l’on arrive dans la foret de chênes puis de sapins, c’est une délivrance. Je commence à ralentir le rythme, la course bascule. Je rentre dans le dur. Des signes de frottement se manifestent sous les pieds. Certains appuis deviennent douloureux. J’ai toujours mal au dos. A force de traverser des marres de boue et des torrents de 15cm d’eau, la peau des pieds commence souffrir. Ma vitesse de progression reste bonne mais il m’est impossible de relancer. Mon cardio descend invariablement. Je tape sur les limites de mon endurance (pas aussi affutée que ça finalement).

Lorsque l’on pense Aubrac, on voit immédiatement les hauts plateaux de l’Aubrac. En 2016 à cause de la météo et d’une visibilité réduite je n’avais pas eux droit au splendide panorama offert lorsque l’on passe au sommet des plateaux. Cette année j’ai été gaté. Malgré un petit vent bien traitre, je reste quelques minutes au sommet pour admirer la vue.

Le ravito 3 des Burons au 80km est toujours un lieu magique tout droit sortie d’un conte de fée. Le magicien se nomme Sébastien Bras (Chef triple étoiles Michelin). Lui et son équipe tiennent le buffet de ce ravito gastronomique dédié aux coureurs. Naturellement je décide de faire une vrai pause. Comme les alimentent passent mal (problème pour déglutir) je tape sur une soupe « maison » excellente et du jus de fruits rouge frais « pressé minute ».

©Brice Dehaynin

Stage 4 : Les Burons – St Geniez

L’année dernière à partir de ce ravito j’avais réalisé une énorme remontée au classement grace à un regain d’énergie de dingue. Cette année a été totalement différente. Certes en 25km j’ai repris une dizaine de coureurs mais j’ai surtout subit la course. Premièrement, je n’ai quasiment rien mangé sur ce segment. Deuxièmement le mal au dos ne m’a pas quitté, ni les douleurs sous les pieds liés aux frottements. Enfin, mais Altra Superieur 2.5 très confortables perdent de leur superbe sur les très longues distances. Les chaussons se sont transformés en sabots. Le manque d’amorti n’est pas compatible avec un état de fatigue très avancé.

L’approche de l’arrivée me redonne des ailes. Comme à chaque fois je fini fort et je reviens sur un coureur que je refuse de doubler à 500m de l’arrivée par respect pour son effort. D’autres coureurs ne s’embrassent pas. Au classement je laisse passer 5 places (moins de 1 minute d’écart alors que je pouvais leur mettre 2 minutes). Mais mon fair play n’est pas entaché. Le coureur dont j’ai protégé la place me remercie passé la ligne d’arrivée. Il n’en revient pas de mon geste …

Au final, j’arrive très fatigué (beaucoup plus que d’habitude). J’ai gagné 1 heure sur mon chrono de 2016 mais sans aucune joie car je pense avoir bâclé mon Ultra Trans Aubrac. Il me reste encore beaucoup de travail et d’accumulation d’expérience pour être au niveau (de plaisir) que je me suis fixé.

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alainsuzanneStéphane Auteurs de commentaires récents
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Stéphane
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Stéphane

Bravo Alain ! j’attend avec impatience ton CR sur l’utra MERCANTOUR 🙂