Pourquoi je cours

Avril 2006, en vacances à Chamonix je lis un récit de course. Le journaliste parle d’Ultra Trail, il s’est engagé sur l’UTMB. Une course de 170km ! C’est nouveau, c’est inconnu, ça n’existait pas.

Le journaliste parle d’aventure, de peur, de doute, d’effort, de souffrance, de pleurs et enfin de joie, de fierté, de liberté. Je suis captivé.

Le lendemain je pars courir. Naïf, je suis plein d’espoir, Chamonix – Lac des Gaillands – sentier du Brévent. 50m de dénivelé plus tard j’abandonne et je rentre. Non c’est vraiment impossible de courir dans cette nature sauvage, sur ces pentes et sentiers.

De retour chez moi, j’oublie l’article, j’oublie ce nouveau concept fou « le Trail ». Mais désormais je cours, un peu …

En 2012 la course revient à moi après une longue absence. Dès 2013 je cours mon premier Marathon.

En 2014, en lors d’un entrainement à la Foux d’Allos, je quitte la route pour tracer à travers les sentiers, et je tape un col à 2400m en courant. Je (re)découvre le Trail, je découvre la liberté.

Je rentre dans un monde de « joyeux dingues » qui parlent dénivelé positif, de sorties à la frontale, qui parcourent en une demi-journée ce qu’un randonneur fait en deux jours !

Le vieux souvenir de l’article sur l’UTMB refait surface. Je me tourne vers l’impossible, je me dirige lentement vers l’Ultra Trail.

On ne parlera pas de compétition ou de performance mais d’enrichissement de soi.