L’Ultra Race 115Km

2 Août

L’Ultra Race aura été l’une des mes meilleures courses en sensation et résultat.

Une préparation perturbée

Pourtant, une semaine avant le départ, mes chances de prendre du plaisir étaient comptées. Les cinq semaines qui séparent cette épreuve avec mon dernier Ultra ont été trop courtes. Avec deux semaines de remise en forme et deux semaines d’affutage, je ne me suis réellement entrainé qu’une seule petite semaine. Sur toute cette période, j’ai eu des sensations moyennes et une fatigue permanente.

Par malchance, à 10 jours de la course, je suis tombé bêtement à vélo. C’est le genou gauche qui a pris.

Heureusement, j’ai encore et toujours misé sur ma préparation à basse intensité en respectant mon corps et mes sensations.

L’envie de courir est revenue pleinement une fois à Annecy au moment de récupérer mon dossard. L’ambiance de la Maxi Race est rafraichissante.

La flaque peu importe la météo est toujours magnifique

La préparation ne se limite pas à s’entrainer à courir

En prévision de la course j’ai stoppé le café, le thé et l’alcool un mois avant. Je me suis limité à deux verres de vin rouge par semaine. Niveau alimentation, j’ai contrôlé tous mes apports en glucides, j’ai maximiser les apports d’antioxydants et les aliments alcalins. La nutrition est vraiment la base de notre santé, de nos émotions, de notre forme et donc de nos performances !

Sur la course mon assistance a été gérée par ma femme. Comme nos petites filles étaient avec nous, on s’est limité à un seul ravitaillement avec assistance, celui de la mi course au 70ème km.

Le départ étant donné à minuit, j’ai fait une sieste de 30 minutes l’après midi, puis seconde sieste de une heure entre 20h et 21h. Sur la ligne de départ j’étais rechargé à bloc.

Une très belle course

Départ dans le 1er SAS, 2000 coureurs dans mon dos, je m’attendais à un sprint sur 4km jusqu’au premier single. Stress, car les départs rapides c’est pas mon truc. Finalement j’ai du faire un effort sur le premier kilomètre seulement. Puis j’ai stabilisé ma vitesse à une allure rapide mais confortable. C’est l’un des avantages avec la méthode Maffetone. Pouvoir tourner à 5:00/km tout en restant à 130 Bpm de moyenne.

J’ai répété le protocole nutritionnel de l’UTBA avec une boisson d’attente prise une heure avant le départ. Comme mon dernier repas à été pris vers 16h, je ne suis pas à jeun mais ma digestion est totalement finie.

Comme à mon habitude, j’ai commencé à m’alimenter qu’après 1h30 de course, puis toutes les heures. Mes temps d’arrêt aux ravitaillements se résument à ouvrir les flasks, les remplir d’eau, repartir. En course je reste sur des moyennes de 130 Bpm, sur la réserve.

Vers le 50ème kilomètre je commence à sentir la fatigue et une baisse de régime. Je lève le pied pour descendre sur un rythme facile à tenir. Je ne force pas mon allure mais je reste à la frontière entre sous régime et vitesse normale. En descente mon genou blessé me lance.

Protocole ravitos avec assistance

20 km plus tard (c’est long) j’arrive au point d’assistance. L’effet psychologique m’oblige à courir les 5 derniers kilomètres à bonne allure. Ma femme a tout préparé comme à chaque fois. J’exploite les 20 minutes d’arrêt prévues selon mon protocole :

  • Boire
  • Me changer (casquette, t-shirt, chaussettes….variable selon les besoins) et nettoyer le visage avec une lingette.
  • Manger (riz au lait végétal maison)
  • Boire
  • Me poser 5 minutes
  • Boire
  • Repartir en marchant et en finissant de manger (gâteau de riz)

Les premiers kilomètres après ce point de ravitaillement sont durs !! C’est une configuration nouvelle pour moi. On longue une route en pleine chaleur, à plat où je devrais courir. Mais je suis trop lourd et en phase de digestion (sur mes autres ultras bien montagnards, les sorties de base de vie sont des ascensions où l’on marche dans 80% des cas. Ce qui facilite la transition).

Environ toutes les 3 à 4 minutes un coureur me double. Pas vite mais il passe sans que je ne puisse rien faire. Je reprend une allure de confort et je patiente.

Avoir une stratégie fait partie de la réussite

Au 80ème kilomètre, j’active ma stratégie de course nutritionnelle :

  • Une alimentation toutes les 30 minutes.
  • Une prise de caféine toutes les 2h.
  • Glucides surdosés.
  • Que du liquide

20 minutes après, les résultats sont là 😉 Progressivement une énorme énergie revient. Je remonte tous les concurrents qui se présentent devant moi. Jusqu’à l’arrivée, je n’aurais aucun temps mort. En montée je tractes, à plat ça relance et en descente je suis hyper à l’aise, vif et réactif (heureusement car les conditions de neige ou de boue ont rendu le chemin très très glissant).

Toujours rester à basse intensité et contrôler son effort

Malgré l’énergie retrouvée, je reste quoi qu’il arrive dans le cadre de Maffetone en respectant des Bpm compris entre 130 et 145 max. De plus chaque ralentissement me permet de redescendre en quelques secondes à 110 – 115 Bpm

Une pose du talon incroyable 🙂

La dernière ligne droite se joue au sprint, trop content de retrouver ma famille.

Finisher d’une édition boueuse

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